Les 9 conseils incontournables en cas de fuites urinaires

Si vous présentez des difficultés à uriner ou des envies pressantes qui interfèrent avec votre vie quotidienne, ces 9 conseils sont faits pour vous ! 

Tout d’abord, même si dans la plupart des cas, les fuites urinaires sont dues à une hypertrophie bénigne de la prostate, il est très important d’aller consulter un médecin (généraliste ou urologue,…) afin qu’il vérifie qu’il n’y a pas de pathologies sous-jacentes plus graves.   

Pour comprendre les origines possibles des fuites urinaires, allez lire notre article sur les fuites urinaires chez les hommes.

Vous trouverez ci-dessous les 9 conseils indispensables pour améliorer votre quotidien et votre situation en cas de fuites liées à une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). 

1. Uriner assis

Une équipe d’urologues hollandais1 a montré que le fait d’uriner assis pour les hommes ayant des problèmes prostatiques aiderait à mieux vider la vessie et ainsi éviter les fuites urinaires. Ceci s’expliquerait par un meilleur relâchement des muscles pelviens (et oui, les hommes aussi ont un périnée !) et une plus grande détente générale favorisant ainsi une vidange plus performante de la vessie. 

Des études sont toujours en cours pour confirmer les premiers résultats. En attendant, profitez donc de ce moment pour vous détendre et prenez bien le temps de vider complètement votre vessie : cela ne pourra vous faire que du bien ! 

2. Aller uriner toutes les 3-4 heures 

Vous ne le saviez peut-être pas mais il existe une bonne fréquence pour aller uriner : ni trop souvent, ni trop peu.  

La fréquence idéale est d’y aller toutes les 3 à 4 heures. Il est indispensable de ne pas trop attendre afin d’éviter les envies trop urgentes.  

En revanche, on oublie le pipi “juste au cas où” : ces moments où on va aux toilettes en prévision ne sont pas bons du tout pour votre vessie. Cela peut complètement la dérégler. Vous envoyez le signal qu’il est temps qu’elle se vide alors qu’elle n’est pas pleine ce qui peut vraiment empirer les fuites.   

Il est possible de le faire de temps en temps mais il ne faut pas que ça devienne une habitude.   

3. Reprendre le contrôle de sa vessie en cas d’envies urgentes

Et oui c’est possible ! Vous pouvez en effet reprendre le contrôle de cette vessie qui peut vous sembler capricieuse. Le principe est assez simple, cependant, il va falloir faire preuve de patience car ce n’est pas immédiat.   

La clef est d’apprendre à supprimer le besoin de foncer aux toilettes dès que l’on a envie d’uriner. C’est un exercice à faire étape par étape. Au début, essayez de retarder de 2 min le moment d’aller aux toilettes quand l’envie monte. Puis au fur et à mesure, augmenter progressivement le temps d’attente (5, min,10 min, puis 15 min, 20 min, 30 min…). L’objectif est d’être suffisamment à l’aise avec le fait d’aller aux toilettes environ toutes les 3-4h comme vu dans le point précédent.

4. S’hydrater correctement

Lorsque l’on expérimente des fuites urinaires, on a tendance à diminuer la quantité de liquide prise par peur des fuites.

Malheureusement, ce n’est pas le bon réflexe. Le manque d’eau va vous mener vers la déshydratation ce qui empêche le corps de fonctionner correctement et qui risque de vous constiper. 

De plus, la déshydratation va augmenter la concentration des urines ce qui est irritant pour la vessie.  

La meilleure chose à faire est de rester hydraté normalement en buvant entre 1,5 et 2L d’eau par jour.   

Idéalement, il faut que la prise de liquide soit régulière tout au long de la journée : un petit verre d’eau toutes les heures. Il faut éviter de boire une énorme théière le matin par exemple, cela va surcharger la vessie d’un coup et créer des besoins urgents.   

Pour les hommes qui doivent se lever plusieurs fois par nuit pour uriner, il est indispensable d’arrêter de boire au moins 3h avant le coucher. Il faut donc que les 1,5 L d’eau quotidien soient répartis sur le matin et l’après-midi.  

Pour rappel, se lever 1 fois pendant la nuit reste normal. En revanche, à partir de 2 réveils nocturnes pour cause d’envie de faire pipi n’est plus normal. Bien évidemment, les réveils où on va faire pipi la nuit parce qu’on a déjà été réveillé par un élément extérieur (bruits, voisins,…) ne comptent pas. Ce qui est important à surveiller, ce sont les réveils dus à l’envie d’uriner. 

5. Aller voir du côté des plantes 

Plusieurs plantes ont été reconnues comme ayant des effets bénéfiques sur l’hypertrophie bénigne de la prostate et les symptômes associés. Elles sont officiellement recommandées par l’AFU (Association Française d’Urologie et par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).  

Les graines de courges :   

  • Commencer par manger 2 cuillères à soupe de graines de courges par jour le matin au petit-déjeuner (ou le soir à l’apéritif pour remplacer astucieusement les cacahuètes !)   
  • On peut trouver également de l’huile de graines de courge sous forme de gélules à avaler.

Les feuilles et les fleurs d’épilobe :   

  • Cette plante reconnue principalement pour son effet sur la prostate s’utilise principalement sous forme d’infusion.  
  • Mettre 1 à 2 cuillères à café d’épilobe dans 250 ml d’eau chaude et laisser infuser 10 min. Filtrer et boire 1 tasse le matin à jeun.   

Le palmier nain de Floride (serenoa repens) :   

  • Le palmier nain de Floride limite la prolifération des cellules provenant de l’hypertrophie bégnine de la prosate. Il peut se prendre sous forme de comprimés à avaler ou on peut préparer une décoction.   

Le prunier d’Afrique (Pygeum africanum) :   

  • Le prunier d’Afrique a un effet également sur le prolifération des cellules.

Prévoyez de faire une cure de 3 mois et attendre au moins 1 mois avant de voir les premiers effets. Elles ont plus ou moins d’effets en fonction des personnes donc il faut essayer et trouver ce qui vous correspond le mieux.    

Le gros avantage des plantes est l’absence d’effets secondaires contrairement à certains médicaments pouvant être prescrits. 

6. Arrêter les boissons excitantes telles que thé, café et alcool 

L’alcool, le café, le thé (même le thé vert), les sodas sont des boissons irritantes pour la vessie.    

Ces boissons ont toutes des effets diurétiques et excitants sur la vessie et peuvent donc contribuer aux fuites urinaires.   

Il est fortement conseillé de réduire au maximum ces boissons

7. Rester actif 

L’activité est réellement bénéfique en cas de fuites urinaires. Une étude a même mis en avant qu’elle diminuait la rétention d’urine dans la vessie. Il faut juste éviter les sports qui chahutent la vessie (VTT, équitation, tennis, volley-ball, etc.).  

L’activité de prédilection est la marche ou la randonnée : marcher au moins 30 min par jour est excellent pour l’ensemble de votre corps. De plus, la marche stimule le système parasympathique que l’on pourrait qualifier de système nerveux de la relaxation : il calme et conserve l’énergie. Il abaisse le rythme cardiaque, la respiration et la pression artérielle. 

8. Faire le point sur vos traitements médicamenteux actuels 

En cas de prise de médicaments diurétiques, de décongestionnant ou d’antihistaminiques (pour traiter les allergies), il est important d’en parler avec son médecin car ces médicaments peuvent accroître les symptômes.  

9. Veiller à avoir un bon transit 

Si vous êtes sujets à la constipation, les selles retenues dans le rectum peuvent en effet appuyer trop fortement sur la prostate et comprimer celle-ci. Cette pression supplémentaire peut ainsi aggraver les symptômes de fuites urinaires.  

Le rythme normal est habituellement d’une selle ou plus par jour. En revanche, il n’existe aucune obligation d’y aller absolument tous les jours. Ce qui est important, c’est d’y aller lorsque l’on a envie et pas d’y aller « contre-nature » en forçant. Il vaut mieux y aller un jour sur 2 sans forcer que tous les jours en forçant !  

On parle de constipation au-delà de 4-5 jours sans aller aux toilettes ou si vous avez des difficultés à évacuer les selles (trop de poussée, des douleurs). 

Une activité physique régulière favorise l’activité de l’intestin en « massant » le ventre.

Les 2 meilleurs solutions dans la plupart des cas sont une meilleure hydratation et une alimentation plus riche en fibres végétales. 

  • Du côté de l’alimentation, il est important de consommer plus de fibres. Les principaux aliments riches en fibre sont les suivants :   
  • Les fruits et les légumes : Il est important d’en consommer à chaque repas. Cela peut être sous n’importe quelle forme (crus, cuis, entiers, mixés).  
  • Les céréales semi-complètes ou complètes : un geste simple et très efficace est de remplacer les aliments raffinés par des aliments complets. Alors la prochaine fois que vous faites les courses, achetez du pain complet, des céréales complètes (pâtes, riz, boulgour, quinoa, sarrasin, orge, flocons d’avoine…) à la place de vos produits habituels. On en trouve de plus en plus dans les magasins traditionnels. Pour un choix plus large, les magasins bio sauront vous ravir.  
  • Les fruits secs, les oléagineux (amandes, noix, noisettes, noix de cajou,…) :Un bon réflexe est de remplacer les biscuits sucrés par une petite poignée de ces aliments.  
  • Les légumineuses : ce sont les lentilles, pois chiches, haricots,… Ils donnent un coup de boost au transit. En revanche, en cas de ballonnements, il faut les limiter à 3 fois par semaine. 
  • Afin que le transit s’effectue correctement, il est important de bien s’hydrater. Il faut privilégier l’eau plate riche en magnésium et sulfates. Les soupes, riches en eau, sont un bon moyen de combiner les fibres des légumes et l’eau. Elles sont à privilégier le midi plutôt que le soir si vous avez tendance à devoir vous lever plusieurs fois par nuit.  

Et vous, avez-vous d’autres conseils à donner qui vous ont aidé ? Vous pouvez les partager en commentaire !

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